Publié le Jeudi 09 juillet 2026 à 21:41:19

La Norvège ravie de laisser à l'Angleterre la pression du favori

La Norvège ravie de laisser à l'Angleterre la pression du favori

Soixante ans après son unique sacre mondial, l’Angleterre s’apprête à défier samedi en quart de finale une Norvège emmenée par l’un des meilleurs buteurs au monde - Erling Haaland - mais qui s'accommode volontiers de son statut d’outsider au cours de cette Coupe du monde historique pour le pays scandinave.

Auteur de sept buts dans le tournoi, soit autant que Kylian Mbappé et à une unité derrière l'Argentin Lionel Messi, en tête du classement des buteurs, Erling Haaland est l’une des grandes figures de la compétition.

L'attaquant de Manchester City a propulsé la Norvège vers des sommets inédits, avec un doublé contre le Brésil (2-1) synonyme de qualification pour les quarts de finale - un stade jamais atteint par la sélection scandinave, dont la précédente participation au tournoi remontait à 1998.

L’Angleterre dispose sur le papier d’un effectif plus riche et possède une expérience des grands rendez-vous bien plus importante. Au cours des huit dernières années, les Three Lions ont atteint au minimum les quarts de finale lors des Coupes du monde (trois) et des Championnats d'Europe (deux) disputés.

Toutefois, depuis leur triomphe mondial de 1966, à domicile, les Anglais ont échoué à remporter un titre international. A chaque fois qu'ils se sont approchés du dernier carré d’une compétition majeure, les espoirs et l’impatience ont atteint des sommets dans le pays.

Les Norvégiens semblent d'ailleurs ravis d’utiliser cela à leur avantage. Le milieu de terrain Kristian Thorstvedt a ainsi affirmé jeudi que son équipe "n’a pas grand-chose à perdre", tandis qu'Erling Haaland a tenté de mobiliser les médias pour faire monter encore davantage la pression sur les Anglais.

"Je pense qu’il y a quelques favoris évidents dans ce tournoi, et l’Angleterre en fait partie", a lancé dans un sourire l’attaquant de 25 ans. "Alors je crois que vous devriez tous mettre absolument toute la pression possible sur les joueurs anglais", a-t-il ajouté devant les journalistes.

Né en Angleterre, le charismatique Erling Haaland est loin d’être un inconnu pour ses adversaires après quatre saisons passées en Premier League, l'élite anglaise. Cinq de ses coéquipiers ou anciens partenaires à Manchester City figurent actuellement dans la sélection anglaise.

Force collective

"On les respectera comme on respecte chacun de nos adversaires", a déclaré le défenseur anglais John Stones, qui a côtoyé Erling Haaland pendant quatre ans dans le club mancunien. "On sait ce qu’ils valent, en particulier avec Erling, mais on a déjà réalisé de très solides prestations défensives depuis le début de la compétition."

Le parcours de la Norvège jusqu’aux quarts de finale ne repose toutefois pas uniquement sur Erling Haaland ou sur le meneur de jeu Martin Ødegaard. La cohésion du groupe s’est clairement reflétée dans ses performances.

"Il y a très peu d’énergie négative dans le groupe", a expliqué le milieu de terrain Morten Thorsby. "On évolue ensemble depuis longtemps et on passe d’excellents moments ensemble."

Du côté anglais aussi, les joueurs ont démontré leur état d'esprit. Réduits à dix face au Mexique en huitièmes de finale, ils ont éliminé le pays co-organisateur en arrachant la victoire dans la souffrance. Cette prestation est considérée par beaucoup d'observateurs comme l’une des plus marquantes de l'histoire de l'Angleterre en Coupe du monde.

Mais le match a laissé des traces, au moment d'affronter la Norvège. Jarell Quansah, expulsé face au Mexique, a écopé de deux matches de suspension, ce qui contraint le sélectionneur Thomas Tuchel à revoir le flanc droit de sa défense, pour lequel il dispose d'options limitées.

L’Angleterre peut néanmoins compter sur son propre attaquant de classe mondiale, Harry Kane, auteur de six buts dans le tournoi, tandis que le milieu de terrain Jude Bellingham a confirmé sa capacité à se montrer décisif dans les moments clé.

"Ils ont un très bon collectif", a reconnu Kristian Thorstvedt au sujet des Anglais. "Mais on a aussi des joueurs capables de faire basculer les grands moments, et c'est ça, selon moi, le football de très haut niveau."

"Quand deux bonnes équipes s’affrontent, le match est souvent très équilibré", a-t-il ajouté. "Ce sont alors ces décisifs qui font toute la différence."

La rédaction de Match En Direct avec Reuters.
Photo : REUTERS/Sam Navarro


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